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Une chose est sûr, je ne m'arrêterai jamais d'écrire. Je ne me lasserai jamais de me faire autant de bien, rien qu'en poussant quelques touches sur mon clavier, rien qu'en alignant quelques mots, puis quelques phrases. C'est tellement bon. Voilà, en ce moment, je n'écris rien de potable. Et pourtant, je suis là, à vous écrire, à vous, chers lecteurs anonymes. Sans savoir où je vais. Sans rien savoir du tout d'ailleurs. Bref, en ce moment, je n'ai plus goût à rien. Et il n'y a plus que l'écriture qui me console. Oui, il ne me reste plus que ça, l'écriture et la haine. Pourtant, je continue de me battre, et de saigner de plus belle. En écoutant Dire straits, mon coeur balance, mon thé est froid et mon cerveau au ralenti. Je ne sert plus à rien ce soir. Je pense qu'il est l'heure pour moi de m'étendre sur mon lit, de fixer le plafond et de ne plus penser. Tant pis pour le thé. Amen.

# Posté le samedi 28 novembre 2009 15:58

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 14:00

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J'ai la tête dans les nuages, et le monde à mes pieds.
Marion Servanty, son ennui et son clavier.

Les gens, les âmes, les appels au secourt, les victimes, les héros, les humains, les cruels ou bien les bons. Les aimables, les tordus, les idiots, les amours, les chansons, les paroles, les images, les robes, les fourrures et les baskets usées. La haine, l'inconscience, la violence et l'amertume. Les cigarettes, la drogue, l'ivresse. La psychose, la liberté, l'inconnu, le vécut, la sagesse. L'alcool, le rhum, la limonade, les jupes et les collants. Tout ça défile devant tes yeux mouillés, comme un long film humide. Le genre de film qui nous prend aux tripes, qui nous serre le c½ur et nous fait flancher. Ces films en noir et blanc, que l'on passe sur un vieil écran. Le son est de basse qualité, l'image est floue. Ca grésille, ça trébuche sur des milliers d'ondes. Les ondes téléphoniques, les sms, les e-mails, les appels, la radio, les médias, la télé, internet. Les ondes humaines, les ondes du c½ur, les ondes jalouses, les méprisantes, les hargneuses, les hautes, les basses, les originales, les communes, la faim, la soif, la peur, l'angoisse. Les ondes intelligentes, ou bien les absurdes. Les imaginatives, les saintes, les droites, les sinueuses, les ardues, les raides ou bien les molles. Tout ça tournait autour de toi, comme une farandole démoniaque, avide des rapports humains, des sons, des voix ou bien des couleurs. Une farandole de larmes débordant de tes yeux. Cette ronde infernale, transpirante derrière tes pupilles. Du sel encore plein la gorge, tu bousculais les flots marins qui tentaient infiniment de couler le long de tes joues, au rythme de ta souffrance, cette pluie acide, acide de ses mots, qui t'avaient percutés de plein fouet, sans regrets ni gène. Alors, tu grattais cette dernière ode à l'amour sur ta vieille guitare, essayant de trouver ces accords qu'il aimait tant, cette mélodie qui vous unissait, mot pour mot, note pour note, qui à elle seule pouvait changer la face du monde, décrétant que l'amour n'est qu'un profond désir masochiste que l'on garde, bien au fond de soit, au plus profond de ses entrailles. Ton c½ur dégoulinant d'amour, il faudrait bientôt qu'il sèche, au risque de te noyer sous une marée de souffrance, d'affliction, et de te perdre, à jamais. Le paradis, les hommes, les péchés mortels, la colère de dieu et tout le blabla. Tu n'y crois plus, puisque dieu n'est que la personnification de la peur des hommes. Dieu n'est qu'une assurance vie. Une simple utopie pour désespérés, pour pouvoir donner un peu d'espoir gratuit à une grosse masse humaine d'incompris, de mourants, de fous. Dieu peut se permettre beaucoup de choses. Il peut, entre autre, se permettre de t'enlever ton unique amour. Celui pour qui tu rêves la nuit. Celui pour qui tu donnes sans retour, celui pour qui tu souffres, tu pleures. Celui qui t'as fait rire la veille et qui t'as abandonné au petit matin. Tu es leur dieu, leur utopie, leur désespoir. Tu es leur fiction, leur douleur, leur chagrin. Dieu, c'est toi.

# Posté le lundi 16 novembre 2009 14:59

Modifié le samedi 28 novembre 2009 15:47

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07/11/09 : Je suis en totale rupture parentale.
& Serge Gainsbourg, c'est vraiment très beau.

Parlons. Oui. Parlons donc de cette génération dans laquelle je baigne depuis un petit bout de temps. Parlons de cette société, de son influence sur les jeunes.Tout d'abord, les jeunes sont des personnes particulièrement influençables. Oui, c'est en effet la période de sa vie, aussi couramment appelée « crise d'adolescence ». Crise d'adolescence n'est pas vraiment le terme adapté. Ceci décrivant une généralité plus ou moins vaste, plus ou moins vraie. La rupture adolescente, le moment où l'on se forge un caractère, une opinion, une identité sexuelle, morale. Le moment où le rêve occupe une grande place dans l'esprit de l'adolescent. Un moment important, qui déterminera en partie la personne future que l'on pourra espérer devenir, ou du moins esquisser. C'est le moment où l'on a une idée fixe, où l'insouciance occupe une place importante dans notre réseau cérébral. Les ados sont souvent impulsifs, vaillants & courageux, essayant sans cesse de se trouver un style, la signature de leur personnalité. Cela va dépendre du caractère de chacun. Certains trouveront un style vestimentaire, selon si l'apparence occupe une plus ou moins grande place dans leur esprit. Les plus revêches vireront dans un style assez trash. D'autres préfèreront miser sur la sécurité en adoptant un style vestimentaire plutôt sobre. D'autres encore suivront de façon suicidaire la mode et ses aléas. Les idées, ou plutôt le style d'idées qu'adopteront les adolescents est également un moyen d'imposer sa personnalité, sa marque de fabrication. La majorité des adolescents partagent beaucoup d'idées communes. Avoir une opinion différente peut instaurer un certain malaise chez les adolescents. Il est donc plus approprié et plus simple de se contenter de prier le même dieu, d'écouter la même musique ou encore de regarder les mêmes films. L'avis général chez les ados peut très vite virer au drame si l'avis n'est pas forcément partagé. Les idées circulent, les mentalités se créent, les caractères se concrétisent et le mode de vie également.Le langage occupe également une place importante chez les adolescents. Beaucoup de néologismes se créent donc à cette période. Le bouche à oreille fera donc une grosse partie du travail et il ne suffira plus qu'a adopter ou non ces abus de langage. Les anglicismes ne se font pas prier non plus. L'influence internationale, l'éducation de nos enfants joue donc un rôle très important dans le quotidien, l'état d'esprit de vos enfants. Bien sur, coke, speed, hero, ils perdent peu à peu le contrôle. Ils crachent sur la société de consommation. En se rebellant, ils font extactement ce qu'elle attend d'eux. Ils son piégés. Et une fois de plus, vous avez un train de retard. Les ados sont donc dépendants de la société de consommation, puisque elle est partout. Absolument partout. Elle a infiltré le quotidien de vos enfants, elle a prit le dessus sur vos enfants et les rend esclaves de votre société. Et la boucle est bouclée. Mais au delà des effets de mode, nous avons les nouvelles technologies, les mentalités, qui s'exportent. On ne vit plus que pour son ordi ou son dernier jeu vidéo. La mentalité ne voit plus que les bons côtés, se laisse donc manger, dévorer par tout ce qu'elle ne voit pas. Ou plutôt qu'elle fait semblant de ne pas voir. Mais la question n'est pas là. Nous sommes des consommateurs, nous sommes des victimes. Tous autant que nous sommes.

# Posté le lundi 28 septembre 2009 01:14

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 14:05

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11/11/09 : Content d'être à genoux.

Dans tes rêves d'esperance comme dans tes cauchemars ou dans ta souffrance, c'est ici que ton passé et toutes tes ambitions songent à nouveau. D'une rêverie plus douce qu'autre fois. Plus douce et belle, avec plus de charme et de fantasmes, avec plus de toi, de lui. Songe. Chimère. Pensées et compagnie. C'est avec une nostalgie palpable que tu regardais s'envoler ce papillon d'amertume aux ailes mélancoliques et rouges, rouge, du plus beau des rouges, rouge sang, rouge passionel, rouge téméraire, rouge acharné, d'un rouge coléreux, s'envoler en son nom, au loin là bas, chanter l'horizon.

# Posté le vendredi 14 août 2009 05:13

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 12:43

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Te déhanchant sur le trottoir d'en bas, tes talons claquant contre le goudron, tes formes généreuses enrobées par ta robe maculée de sang chaud, et ta tête frappant la cadence, tu hurlais que tu étais différente, que ce n'étais pas de ta faute, que le sang qui coulait dans ta gorge était celui de ton époux, qu'il t'avait trahis et que ta vie était fichue. Alors tu continuais à twister sur un air imaginaire, tanguant de droite à gauche, le rouge de ta colère peu à peu dissipé par ton visage teinté du blanc de la douleur, de l'attente et de l'adultère. Te maintenant au lampadaire, tu laissais ton corps rejeter toutes les larmes qu'il avait voulut garder égoistement, tu laissais se répandre ta souffrance, tu laissais ta bouche chuchotter son nom, une dernière fois, comme un vieux souvenir qui ouvrirait nos plaies, comme le tranchant de sa voix qui entamerait nos veines, comme le bleu de ses yeux qui plongerait dans les tiens. Beuglant que tu lui avais tout donné, que chacun de ses baisers faisait naitre un brasier jusqu'au fin fond de tes entrailles, que plus jamais il ne reviendrait. Tu avais creusé sa tombe, y enterrant la chaleur de son coeur et la brûlure du tiens.

# Posté le jeudi 08 octobre 2009 13:05

Modifié le mardi 10 novembre 2009 13:58

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Et tu déambulais dans la ville balayée par les premiers rayons du soleil, les yeux gonflés de fatigue, les joues creuses, tournant de l'oeil sur le trottoir déjà jonché de toute la misère du monde, des nuits puant l'ivresse et le rhum, des mouvements journaliers des passants toujours trop pressés, et tu restais plantée là, devant le bar où tu allais si souvent noyer ta peine dans les vapeurs de l'alcool, là où tu restais assise, courbant l'échine, et regardais ton verre spiritueux danser devant tes yeux esquintés par la fumée acerbe et virulente s'échappant de ta clope fiévreuse, calée au coin de tes lèvres. Mais plus rien n'avais d'importance, tu pouvais tout recommencer, tu pouvais à nouveau te laisser mourir comme à l'aube de son premier départ, cette fois il ne reviendrait pas, et il ne te restait plus qu'a t'étaler de tout ton long contre le comptoir, déguster encore le fruit de tes entrailles, humer une dernière fois un peu de son parfum sur ta veste et laisser tes yeux se vider dans ton verre de bierre. Ta jupe à fleurs déjà froissée, tes jambes coupées et terreuses, sans compter cette cicatrice encore saignante au creux de ton coeur battu par le son de ses dernières paroles, aussi tranchantes que tes lames de rasoir.

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 14:47

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 03:16

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Les Rita Mitsouko ~ Badluck queen.

" C'est donc sur cette terre-promise que les fleurs fânent, que l'herbe est sèche, que l'homme est vil et corrompu. C'est donc ici, palais spirituel, que règne votre roi, votre chef, votre bourreau et sa hache de guerre, qu'il plante dans le coeur des femmes, qu'il tuent grâce à l'amour des hommes. C'est ici, vraiment ? Là où l'amour ne suinte plus de vos fronts, là où les larmes ne coulent plus sur vos joues, là où vos étreintes ne suffisent plus aux yeux des femmes, là où vos chants de liberté et de paix, sonnent faux, bien trop faux. Réveillez donc vos corps endormis par la monarchie du temps, du temps qui passe, qui coule le long de vos phalanges, qui sèche et pâlis. Blême. Saigant sous son beau drapeau, maculant cet espoir endolori de votre sang, des fruits de vos entrailles. Hurlez mes frères, mes amours et ma haine, hurlez que ce paradis funeste vous inspire et vous tue. "

# Posté le lundi 31 août 2009 02:55

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 03:23

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10/09/09 : Si loin de moi.

On était assis, tous ensemble, l'eau coulant tout autour de nous, et puis nous, assis, les yeux éblouis par ce feu crépitant sous les flammes rouges et grandissantes, léchants le bois dur et sec, calcinant les branches les plus robustes, laissant les braises nous réchauffer lentement, nous enflammer l'échine et s'emparer de nos âmes vagabondes jusque dans ce bûcher ultime qui dansait devant nos yeux. L'air était doux, pétri de la chaleur humaine mélangé au parfum des cendres. Le soleil se fondait désormais dans la masse opaque d'un horizon trop plat, disparaissant derrière les piques de désespoirs qui émergeaient de ma grande carcasse vide. Mais le brasier apaisait mes plaies, m'accordait une oreille attentive et sage, me laissait l'approcher du bout des doigts.

# Posté le vendredi 21 août 2009 09:33

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 03:24

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18 octobre : Des fils dont on se moque et des femmes que l'on quitte.

Et tu te laissa bercer par le son de ses dernières paroles, assise sur ton vieux canapé poussiereux, le visage enfouie dans tes mains, laissant couler une première larme, dégringolant de ta joue à une vitesse vertigineuse, suant le long de tes phalanges, comme une dernière ode à l'amour. Aussi vite qu'il lui avait fallut de temps pour t'abandonner, ici, seule, dans ton vieil appartement aux murs défraichis, aux photos fânées, et au parquet crissant. L'odeur de son parfum flottant encore dans ton petit salon, l'odeur de son amour s'évanouissant peu à peu, l'effluve de désespoir montant en toi, comme une gigantesque vague de souffrance, léchant ta douleur et tes larmes tendrement, noyant par la même occasion ta soif d'espérance. L'espérance qu'il reviendrait, encore. Qu'il ne te laisserait pas mourir comme cela, seule dans ton vieux salon, pleurant sur votre amour perdu, sur vos étreintes gourmandes et sur ses baisers sucrés. L'espoir qu'il serais à nouveau à tes côtés chaque matin, sous vos draps blancs, et que son amour jaillirait des abysses, émergeant par grandes giclées, et qu'a nouveau tu n'aurais plus mal. Mais l'arôme de la solitude vint te chatouiller les papilles, et désormais tu perdais goût à la vie..

# Posté le vendredi 14 août 2009 07:51

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 03:19

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Ton regard était noir, toujours aussi noir, toujours aussi puissant. Tu repensais à tout le mal qu'il t'avait fait. Lui et sa belle paire de fesses, lui et sa cigarette, fumante, acerbe. Lui et ses airs de mauvais garçon. Lui et son arrogance, lui et sa prestance, lui et son chagrin, toi et le tiens. Tu repensais à ces nuits, enchaînés l'un à l'autre, désireux de chair et d'amour, rougissant, comme deux amants à l'aube de leur première fois. Son odeur vint soudain t'enivrer, comme une effluve de lui, comme une bouffée d'espoir. Tu le respiras longtemps, ce doux parfum, celui que tu lèchais sur sa peau autrefois, cette odeur, cette passion. Tes rêves t'emportais loin, bien trop loin dans ce passé brumeux, flou, aux contours mals définis, brûlés par endroits, jaunis par le passage inlassable du temps, de l'amour éphémère et pourtant si dur et puissant. Tu restais, béate, songeant à ces souvenirs plus ou moins vagues, plus ou moins violents, mais toujours aussi douloureux, toujours aussi pesant, aussi massifs et musclés. D'ailleurs, il ne fallait plus que tu penses à cet animal, sauvage, qui t'as tant fait souffrir, à ce monstre gémissant, à son appetit féroce de larmes, de chagrin, et de pulsions déraisonnables. Puisque, quand on parle d'amour, la raison n'a plus son mot à dire. La raison se fait donc toute petite, muette, résignée, placide. La raison, tu n'y songeais pas, jamais. Larmoyante, nue, allongée sur la moquette de ton appartement, tu fixais le plafond, empechant l'eau de monter à tes yeux, tu restais passive, inerte. Il avait fait de ton existence un enfer, et toi, muse de satan, tu aimais ça. Sadique. Ou peut être masochiste. Ou peut être bien les deux, peu importe. La souffrance étirant son empire de ton coeur à ton cerveau, en passant par tous tes muscles, sondant tes articulations et fournissant des marées de sel à tes pupilles. Plus rien n'était important. Douce était la douleur et lointaines étaient les inflexions de sa voix, long fut ton trépas, et creux ton coeur cessa de battre sous tes hématomes.

# Posté le vendredi 14 août 2009 08:24

Modifié le mardi 10 novembre 2009 14:05